Suite de notre feuilleton

“ma famille fait l’alyah”, aujourd’hui nous allons parler des papas.

Comme toutes les personnes qui montent en Israël, un changement significatif s’opère chez les papas olim, Ils prennent du poids.
Eh, oui, nous ne sommes pas les seules à être sensibles aux bonnes choses de notre pays d’amour!!!
Mais….comme pour les femmes, cette prise de poids est aussi la conséquence d’une cause de stress étrangère à la gourmandise pure.

En effet, le statut d’un papa est bouleversé, lors de l’alyah.
Toujours actif en France, pour certains, l’alyah annonce, pendant une période plus ou moins longue, une situation d’inactivité où ils restent à la maison, car ils ne travaillent pas; ou à l’inverse, sont très souvent absents du fait de leurs allers-retours.

Ce qui engendre chez eux, une perte de repère et un stress important.

Le père, trop présent à la maison, veut se rendre utile et se “mêle” de choses dont il ne s’occupait pas en France.
Le père, trop absent, voit sa famille fonctionner le plus souvent sans lui, sa femme prendre les “casquettes” des 2 parents.
Il se pose des questions: est ce que je vais réussir à m’intégrer? Comment allons nous vivre? Où est ce que je vais travailler pour faire vivre ma famille? Les salaires sont inférieurs à ceux de France? Moi qui ai toujours été patron, comment vais-je faire pour remonter mon entreprise ici? Je n’ai pas de réseau professionnel? Il faut que ma femme travaille aussi, mais comment allons nous faire avec les enfants qui sortent de l’école trop tôt?

Ces changements opèrent une confusion de soi-même, mais aussi de son conjoint et même des enfants.

NOUS SOMMES TOUS ÉTRANGERS DANS NOTRE PROPRE FAMILLE

Ce changement interne du papa le déstabilise.
En France, il travaille, il a ce statut de chef de famille, de Superpapa qui maîtrise tout (même si c’est la femme qui a le dernier mot), ramène une bonne partie de l’argent utile au foyer: ainsi sa fierté et son estime de soi sont préservées.
Arrivé en Israël, la langue nouvelle, la recherche du travail souvent difficile, les éventuelles reconversions professionnelles, le passage d’un statut de boss à simple employé avec un salaire inférieur entament fortement son assurance et sa confiance en lui vole en éclat, et avec elle, les relations à l’intérieur du couple.
La discorde et la non communication s’installent.
Après le bonheur d’avoir fait son alyah, apparaît une période de tourmente!!!

QUE FAIRE?

SE CHOISIR 3 AMIS:

LE TEMPS:
Laisser du temps au temps: de prendre ses nouveaux repères,de voir venir les changements de situation, d’apprendre la langue, de participer à des conférences proposées par des associations qui s’occupent des olim dans des domaines divers: professionnel, familial, économique, scolaire…

LES ACTIONS:
Ne pas se renfermer sur soi-même: multiplier les expériences, qu’elles soient soldées d’un échec ou d’une réussite; c’est une expérience.
S’ouvrir à la culture israélienne en ne résistant pas aux changements d’habitudes qui vont nous aider à nous intégrer.

LE SOUVENIR:
de la raison pour laquelle vous êtes venus en Israël et en faire son objectif: idéal, amour du pays, avenir des enfants. .Cet objectif vaut la peine d’être vécu malgré les difficultés de départ.
de l’importance que vous avez pour votre conjoint: vous êtes son soutien, son coéquipier, son aide ..alors ne lui faites pas défaut!!

Et puis, un jour viendra, plus ou moins proche, où tout rentrera dans l’ordre, où chacun retrouvera sa place, sa fierté et l’harmonie reviendra.
Alors courage aux papas, nous savons que vous êtes capables de surmonter ces difficultés.

C’EST SUR, VOUS ETES DES SUPERPAPAS, BEATSLAHA !
A mon mari…..